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 Décès Maréchal MASSENA

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MessageSujet: Décès Maréchal MASSENA   Sam 4 Avr - 8:58


André Masséna,
duc de Rivoli,
prince d’Essling, Maréchal (1804).
(Nice, 1758 - Paris, 1817)



Carrière en dents de scie pour cet ancien adjudant des armées royales, général dès 1793. Il a gagné des batailles, s’est rendu célèbre par sa façon de dépouiller l’ennemi.

Masséna, fils de commerçant, orphelin très jeune, est élevé à la diable. A 13 ans, il embarque sur un vaisseau en qualité de mousse. Quatre ans plus tard, il s’engage dans le régiment Royal-Italien où il sert pendant 14 ans. En 1789, adjudant depuis plusieurs années, il a atteint le sommet de la hiérarchie pour les roturiers. Il quitte l’armée, s’installe à Antibes, se marie.
Engagé dans la Garde Nationale, il est rapidement nommé général de brigade le 22 août 1793, puis général de division le 20 décembre de la même année.

Lorsque Bonaparte est nommé général en chef de l’Armée d’Italie, Masséna reçoit le commandement de l’avant-garde. Présent à Montenotte, à Dego, à Lodi, il entre le premier dans le Milanais. A Rivoli, son action est décisive. Il est devenu un homme important, dont on parle un temps comme d’un possible Directeur. Le Directoire le charge de remplacer Berthier au commandement des troupes d’occupation des Etats Pontificaux. Masséna réprime durement l’insurrection de soldats mécontents de n’être pas payés. Les officiers lui signifient qu’ils ne le reconnaissent pas pour chef : Masséna doit quitter son poste au bout de trois jours.

Il se tourne vers Bonaparte, lui écrit : «Que vais-je devenir ? J’ai recours à vos bontés, j’attends tout de vous». Bonaparte ne bouge pas. Le Directoire le rappelle en février
1799 : les hostilités avec l’Autriche ont repris. Commandant d’abord de l’Armée d’Helvétie, du Danube et du Rhin après la destitution de Bernadotte et de Jourdan, il prend position, attend la faute de l’ennemi. En septembre 1799, il bat les Autrichiens et les Russes à Zurich.


Après le 18-Brumaire, Bonaparte envoie Masséna en Italie. Les Autrichiens coupent l’armée en deux, et Masséna doit se réfugier à Gênes, en avril 1800. Après trois mois de siège, il capitule le 4 juin 1800. Sa résistance lui permet d’évacuer la ville avec les honneurs de la guerre. Masséna connaît de nouveau la disgrâce, peut-être pour ne pas avoir approuvé le coup d’Etat du 18-Brumaire. Il se retire à Rueil. Devenu député en juillet 1803, il vote contre le consulat à vie. Il reçoit néanmoins le bâton de maréchal en 1804. L’année suivante, Napoléon le rappelle au commandement de l’Armée d’Italie. Masséna prend Vérone et occupe les troupes de l’archiduc Charles tandis que Napoléon marche sur Vienne.

Après la signature du traité de Presbourg en 1805, Masséna reçoit le commandement de l’Armée de Naples, dont l’objectif est d’installer Joseph sur le trône. Il rejoint ensuite l’Empereur en Pologne après la bataille d’Eylau (8 février 1807), où il commande l’aile droite de la Grande Armée jusqu’à la signature de la paix de Tilsit. Masséna revient à Rueil, avec le titre de duc de Rivoli. Il perd un œil lors d’un accident de chasse.

En mars 1809, il organise un corps de 40 000 hommes et rejoint la Grande Armée pour la campagne d’Autriche. Après les batailles de Landshut et d’Eckmühl (21 avril), il parvient à prendre Ebersdorff (3 mai), ouvrant ainsi la route de Vienne. Quand Lannes est tué à Essling le 22 mai, Masséna, à la tête des hommes restés sur la rive gauche du fleuve, doit protéger le pont qui permet à l’armée française de se retrancher dans l’île de Lobau. A Wagram les 5 et 6 juillet, il contient le gros de l’attaque autrichienne. A la fin de cette campagne, Masséna est fait prince d’Essling.

En 1810, il reçoit le commandement de l’Armée du Portugal. Le 9 juillet, après avoir pris Ciudad-Rodrigo (Espagne), il entre au Portugal et se heurte à Wellington, et à ses fortifications de Torres-Vedras le 27 juillet. Il s'empare d'Almeida le 29 août, à l'issue d'un terrible siège. Une fois encore, il tient, en attente de renforts qui ne viendront pas. Il est forcé de se retirer en 1811. Une fois encore, il connaît la disgrâce de Napoléon, peut-être cette fois pour ses nouvelles déprédations. Il ne connaîtra plus le champ de bataille.

Gouverneur militaire à Marseille, il reste en fonction à la première Restauration. Pendant les Cent-Jours, Masséna se rallie à l’Empereur. Commandant de la Garde nationale de Paris après Waterloo, il est vite démis de cette fonction par Louis XVIII. Il meurt deux ans plus tard, à 59 ans.


Texte d'Alexandra Dalbin

L'avis de Napoléon à Sainte-Hélène

«Masséna avait été un homme très supérieur qui, par un privilège très particulier, ne possédait l'équilibre tant désiré qu'au milieu du feu: il lui naissait au milieu du danger ». «C'était néanmoins un voleur... et c'eût été un grand homme,
si ses qualités brillantes n'eussent été ternies par l'avarice».

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(Napoléon 1e.com)

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